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Les revendications du Cercle de l’Industrie

Date de publication : 14/06/2016
Avant la présidentielle, le Cercle de l’Industrie part à la rencontre des candidats. Direct Emploi décrypte ses revendications.

Quelles sont les revendications portées par le Cercle de l’Industrie ? 

Le Cercle de l’Industrie a été créé en 1993 dans le but d’instituer un lieu de dialogue et d’échanges pour les grands groupes industriels. Il rassemble les présidents des grands groupes publics ou privés qui interviennent dans le secteur industriel comme Airbus, Air Liquide, Alstom, DCNS, EDF, Safran…

En 2013, le Cercle de l’Industrie, c’est un chiffre d’affaires de 865 milliards d’euros et près de 2,7 millions d’emplois. Il constitue donc une force nationale, qui se transforme en un véritable lobby de l’industrie.

Le groupe se veut apolitique avec un vice-président de droite, Alain Lamassoure, député européen et ancien ministre, et un vice-président de gauche, Gérard Collomb, sénateur, maire de Lyon et président de la métropole de Lyon.

Le Cercle de l’Industrie reçoit et rencontre les candidats à la présidentielle, à l’exception de la candidate FN, pour émettre son cahier de doléances. Le Cercle de l’Industrie est, en effet, chargé de la promotion des visions et préoccupations du secteur de l’industrie. Il est un acteur de la réflexion sur la définition et la mise en œuvre d’une politique industrielle compétitive et cohérente en France et dans l’Union Européenne.

Malgré une amélioration de la situation pour les grands groupes industriels avec une augmentation du nombre de commandes, des fermetures de sites moins fréquentes, le redressement des taux de marge, un coût du travail en baisse, les grands groupes industriels mettent en avant le déclin de l’industrie française. Avec une production de 11% inférieure au niveau avant-crise et un écroulement du poids du PIB qui passe de 20% à 12%, l’industrie française reste fragile. Elle a aussi perdu 330 000 emplois sous les deux derniers quinquennats.

Son importance dans l’économie française explique donc que le Cercle de l’Industrie émette des revendications aux candidats à la présidentielle. Pour le prochain quinquennat (2017-2022), le Cercle de l’Industrie publie des propositions concernant :
• Les prélèvements obligatoires
• Le marché du travail
• L’apprentissage
• L’innovation
• L’Europe

Les revendications concernant les prélèvements obligatoires

Le Cercle de l’Industrie veut convaincre les candidats à la présidentielle d’adopter un plan d’allégement des charges de 50 milliards d’euros. En effet, les prélèvements obligatoires français sont de 44,6% du PIB contre une moyenne de 40% en Europe. Pour atteindre le niveau européen, il faudrait une réduction de 4 points du PIB soit 100 milliards d’euros. Le Cercle de l’Industrie conscient de l’effort l’a réduit de moitié en demandant un effort de 50 milliards sur les entreprises pour la période 2017-2022.

Il y a donc une volonté d’allégement des charges sociales et fiscales au cours du prochain quinquennat pour continuer sur la voie du crédit d’impôt compétitivité emploi et du pacte de responsabilité. L’idée des revendications est donc de réduire le coût supporté par les entreprises qui est partagé entre cotisations employeurs, impôts sur la production et fiscalité du capital.

Ce que préconise le Cercle de l’Industrie pour le marché du travail 

Les grands groupes industriels soutiennent la primauté des accords d’entreprises. Il souhaite un élargissement du champ d’application de la négociation collective au-delà de la durée et de l’organisation du travail prévu par la loi El Khomri. Pour que ces accords d’entreprises soient légitimes, le Cercle de l’Industrie revendique l’existence de syndicats représentatifs et responsables. En soutien à l’activité syndicale, le Cercle de l’Industrie propose la création d’un « chèque syndicat » qui serait distribué par l’entreprise pour que le salarié finance le syndicat de son choix.

Le Cercle de l’Industrie revendique aussi la mise en place d’un contrat de travail unique pour en finir avec la distinction CDD/CDI. Ce contrat de travail unique serait un contrat à durée indéterminée. Le salarié aurait les mêmes droits en cas de rupture mais il serait possible de prévoir des causes de rupture négociées à l’avance. Les droits du salarié augmenteraient en fonction de son ancienneté.

Engagement du Cercle de l’Industrie en faveur de l’apprentissage

Le Cercle de l’Industrie porte aussi des revendications concernant la formation professionnelle des futurs salariés de l’industrie. Il souhaite la relance de l’apprentissage en fusionnant les lycées professionnels dans les centres de formation des apprentis (CFA). Cette volonté s’explique par les meilleurs résultats des CFA en termes d’emplois.

Les revendications du Cercle de l’Industrie portent donc sur un changement structurel pour la pérennité du secteur industriel. Les politiques ayant intérêt à soutenir un secteur porteur et pourvoyeur d’emplois.